Paroles de bêtes (à l'usage des princes) : les fables de Kalila et Dimna

TitreParoles de bêtes (à l'usage des princes) : les fables de Kalila et Dimna
Type de publicationExposition
Année de publication2015
AuteursAnnie Vernay-Nouri, Éloïse Brac de la Perrière, Eric Delpont
OrganisateurBibliothèque nationale de France ; Institut du monde arabe
Lieu(x)Paris, Institut du monde arabe, espace de la mezzanine
Résumé

Ouvrage de sagesse initialement destiné à l’éducation des princes, le livre de Kalila wa Dimna trouve son origine dans un recueil de fables composé en Inde aux alentours du IVe siècle de notre ère. Donner la parole aux animaux sert de subterfuge pour enseigner les principes de la bonne gouvernance et c’est par ce détour que les auteurs s’expriment en toute liberté, voire même avec impertinence.Les narrateurs principaux de l’histoire sont deux chacals, Kalila et Dimna, vivant à la cour du lion, roi du pays. Le premier se satisfait de sa condition tandis que le second aspire aux honneurs quels que soient les moyens pour y parvenir. Il s’ensuit des échanges d’anecdotes mettant en scène hommes et animaux. Sur cette trame de fond se greffent d’autres histoires, enchâssées les unes dans les autres qui délivrent sous une forme divertissante, préceptes et morales.De l’Inde et du sanskrit, ces fables sont passées en pehlevi dans l’Iran sassanide puis ont gagné le Proche-Orient par le biais du syriaque avant d’être traduites en arabe au VIIIe siècle, à Bagdad. Cette version, due à Ibn al-Muqaffa’, a connu une carrière éblouissante dans ses traductions, tant en Orient (persan, turc, mongol…) qu’en Occident (grec, hébreu, latin, allemand, espagnol, français…), mais également dans ses adaptations littéraires et ses transpositions théâtrales et artistiques modernes.Ce succès a généré une abondante production de manuscrits et d’imprimés illustrés qui adoptent l’esthétique propre à chaque aire culturelle. Témoins de ces pérégrinations à travers l’espace et le temps, les œuvres présentées dans l’exposition confrontent les différentes représentations iconographiques dans une multiplicité de styles et de techniques et en font apparaître la formidable richesse de leur origine à nos jours.Héritages d’une sagesse ancestrale, ces ouvrages nous rappellent ainsi les principes du savoir-être individuel et d’une civilité indispensable au bien vivre ensemble.

Notes

10 septembre 2015 – 3 janvier 2016