La « petite presse »

TitreLa « petite presse »
Type de publicationArticle de colloque/conférence
Année de publication2013
AuteursÉric Dussert, Jean-Didier Wagneur
Nom du colloqueLes Rencontres Gallica
Date de la réunion2013/05/14
OrganisateurBibliothèque nationale de France
Lieu du colloqueParis, Bibliothèque nationale de France, site François-Mitterrand, Galerie Jules Verne
Résumé

Parallèlement au fleuve de papier que produisent chaque jour les grands journaux nationaux, le XIXe siècle voit apparaître la « petite presse ». Tout à la fois satirique et d’avant-garde, elle se compose d’une nuée de titres aux existences fragiles qui mènent à coup de gazettes rimées, de portraits-charges ou de manifestes une action frondeuse et goguenarde contre tous les régimes et contre tous les académismes.Contre-pouvoir efficace, la petite presse est appréciée au point que Pierre Larousse la salue dans son Grand Dictionnaire du XIXe siècle en ces termes : « Son rôle a été tout aussi vaillant que celui de la grande presse et elle a toujours eu cette supériorité de n’être pas ennuyeuse. »Le romantique Jules Janin ajoute : « Le petit journal, cette piqûre et cette fête de chaque jour est un des compagnons de la liberté de la presse. Il rit en piquant, il pique en riant, il trouve, en se jouant, le côté ridicule des hommes les plus graves et des choses les plus sérieuses. Il est la voix qui chante et l’esprit qui médit »De L’Éclipse à La Lune Rousse en passant par la fameuse Lanterne d’Henri de Rochefort, ces journaux, sans assise financière, aux rédactions parfois échevelées et « artistes », sont les descendants des feuilles de l’Ancien régime, gazettes ou pamphlets, des organes d’expression, de réflexion et de militantisme publiés « à côté » des canaux officiels d’information.