La numérotation des cahiers et la foliotation dans les manuscrits arabes datés jusqu'à 1450

TitreLa numérotation des cahiers et la foliotation dans les manuscrits arabes datés jusqu'à 1450
Type de publicationArticle de revue
Année de publication2002
AuteursMarie-Geneviève Guesdon
JournalRevue des mondes musulmans et de la Méditerranée
Numéro99-100
Pagination101-115
Résumé

Cette étude vise à établir une typologie de la façon dont sont numérotés les cahiers dans les manuscrits arabes, d'après les manuscrits conservés à la BNF, qui émanent de milieux très différents et ont été copiés dans les régions les plus diverses. La position de ces indications dans la page, les signes utilisés (alphabet abjad, chiffres de différents types, numérotation en toutes lettres), leur contenu – qui inclut parfois le numéro du feuillet dans le cahier ou encore le titre de l'ouvrage, ont varié avec le temps. On peut relever des pratiques particulières au Maghreb, où l'usage de la numérotation des cahiers a été moins fréquent ; dans les manuscrits chrétiens du Proche-Orient, où la foliotation apparaît relativement tôt, les pratiques doivent être mises en relation avec les traditions syriaque et copte. Dans les manuscrits scientifiques du Proche-Orient non caractérisés comme chrétiens, il semble avoir été fait un usage plus fréquent de l'alphabet abjadet des numérotations en chiffres. L'étude d'un plus grand nombre de manuscrits localisés devrait permettre par la suite de préciser ces données.

This study tries to establish a typology concerning the way in which the quires found within Arabic manuscripts were numbered ; this study is based upon manuscripts preserved in the National Library of France (BNF), which are from very different origins. The position of the indications on the page, the signs which were used (the abjad alphabet, numerals of various types, numbering written out in full letters), their content - which sometimes includes the number of the page in the quire or the tide of the work - varied over time. Some practices were followed in North Africa where the numbering of quires was less frequent whereas this appears relatively early in Christian manuscripts from the Near East - this was probably in relation to Syriac or Coptic traditions. In scientific manuscripts which originate in the Near-East and which have not been characterised as Christian, it seems that the use of the abjed alphabet and numbers was more frequent. The study of a larger number of manuscripts whose origins have been identified will allow one to further define this information.

URLhttp://remmm.revues.org/1177