Jean Zay : invention, reconnaissance, postérité

TitreJean Zay : invention, reconnaissance, postérité
Type de publicationLivre
Année de publication2016
AuteursPierre Allorant, Gabriel Bergounioux, Pascal Cordereix, Pascal Ory
VolumePerspectives Historiques
Nombre de pages190
EditeurLes presses universitaires François Rabelais
VilleTours
ISSN/ISBN978-2-86906-420-1
Résumé

Jean Zay, ministre novateur de la Troisième République, a su inventer et mettre en œuvre une conception neuve de l’appropriation par la nation de son patrimoine et de ses réalisations artistiques, en respectant la liberté de création, à l’opposé des censures et de l’art officiel. L’originalité du parcours du fondateur de la Phonothèque nationale, du musée des Arts et Traditions populaires, du CNRS, de l’ENA et du Festival de Cannes est ici restituée par les regards croisés des sciences humaines et de témoignages inédits dont celui de ses deux filles.Il y a 80 ans, le Front populaire. 1936 : un jeune ministre radical incarne deux des plus grandes ambitions de la gauche au pouvoir : démocratiser l’Éducation nationale, donner accès à tous à la culture, sous toutes ses formes.Détesté par Pétain, condamné à la « mort civile » comme Dreyfus, assassiné à 40 ans par la milice de l’État français après le Débarquement, Jean Zay vient d’entrer au Panthéon, tardive reconnaissance de son œuvre innovante et de son parcours républicain exceptionnel.À côté d’ouvrages biographiques et d’histoire politique, ce livre, grâce à son approche originale, offre un regard nouveau et complémentaire sur l’apport de Jean Zay à la culture de son temps. L’originalité du parcours du fondateur de la Phonothèque nationale, du Musée des Arts et Traditions populaires, du CNRS, de l’ENA et du Festival de Cannes est ici restituée par les regards croisés des sciences humaines. Jean Zay, homme d’État, ministre novateur de l’Éducation nationale aussi bien que des Beaux-arts, a su inventer une nouvelle façon de concevoir les relations des acteurs de la culture et des arts au pouvoir politique. Il a mis en œuvre une conception neuve de l’appropriation par la nation de son patrimoine et de ses réalisations, en respectant la liberté de création et l’indépendance de la fonction publique, à l’opposé des censures et de l’art officiel.Pour la première fois, les sources familiales et les traces locales de ce « Résistant de la veille » sont revisitées grâce au témoignage inédit de ses deux filles, Catherine et Hélène.